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  Focus sur les besoins des acteurs humanitaires de trois pays européens en matière de formation à la gestion de la qualité des projets humanitaires
 
4 mars 2009

Le Groupe URD a réalisé à l’automne 2008 - en partenariat avec IECAH [1] - un diagnostic des besoins en formation à la gestion de la qualité des projets humanitaires auprès de 15 ONG et 9 institutions publiques (nationales et régionales) dans trois pays européens (France, Suisse, Espagne). Un questionnaire structuré autour de 3 axes - bilan des expériences passées, définition des besoins actuels et identification des contraintes - a été rempli par chaque acteur (www.urd.org/survey). Les principaux résultats de cette étude sont présentés ci-après.

Les formations précédentes

Il est apparu que presque toutes les ONG avaient déjà suivi une formation sur la qualité (qualité est vu ici dans un sens large ; il peut s’agir de formation aux méthodes de gestion du cycle de projet) contrairement à l’ensemble des institutions publiques. Quoiqu’il en soit, toutes les structures ayant répondu souhaitent maintenir ou accroître les formations sur ce sujet. Pour les plus grosses ONG qui disposent de formateurs en interne, les formations étaient destinées aux responsables de programmes au siège et sur le terrain et les sujets abordés relevaient de la gestion de projet.

Quels besoins pour quels publics ?

En général, les structures identifient cinq types de public différents en leur sein : gestionnaires de projet au siège, organe de gouvernance (élus, direction, chef de service), gestionnaires de projet sur le terrain, fonctions supports dans l’organisation et partenaires locaux.

Les tableaux [2] suivants reprennent cette typologie :

- Quels thèmes de formation à la Qualité les acteurs souhaitent-ils ?

- Quels types de supports les acteurs souhaitent-ils pour ces formations ?

Quelles contraintes ? Quelles motivations ?

Deux contraintes majeures ont été identifiées par plus de 60% des interrogés : le manque de temps et le manque de formation sur le terrain. Dans une moindre mesure, on retrouve également la question du coût et du manque de formateurs qualifiés en interne. Face à ces freins, les motivations principales des acteurs pour développer les formations sur la qualité sont la diffusion/capitalisation en interne des connaissances sur le sujet et l’obligation liée à l’évolution du secteur et à ses nouvelles règles.

En guise de conclusion

Il ressort de cette étude un réel intérêt des ONG pour les formations sur la gestion de la qualité même si les « décideurs » restent encore un public à attirer. Il faut en effet mieux les sensibiliser à la question de la qualité pour qu’une réelle culture de la qualité naisse au sein des institutions.. Par ailleurs, l’étude a montré que le nombre de formateurs indépendants dispensant des formations sur le sujet de la qualité était perçu comme insuffisant pour répondre aux besoins de formations des acteurs humanitaires, en particulier aux besoins des structures de taille moyenne. Il existe donc une réelle nécessité à proposer une offre allant jusqu’à la formation de formateur. Et, en effet, presque toutes les structures ont répondu qu’elles seraient intéressées par le fait de développer en interne leurs capacités à former et ainsi à participer à une formation de formateur liée à la qualité.

Du point de vue de l’offre, c’est-à-dire des centres de formation, il importe donc de maintenir une offre diversifiée avec à la fois des formations « sur catalogue » et des formations sur mesure. En outre, celles-ci se doivent d’être courtes pour répondre aux impératifs de temps et de coût ; ce dernier problème pouvant également être atténué par l’organisation de formations décentralisées (sur le terrain pour les ONG et en province pour les opérateurs publics). L’idéal, pour prestataires et clients, étant évidemment l’organisation de formations sur financement de projets pour assurer des coûts faibles voire symboliques permettant à tout type de public de participer.

[1] IECAH : Institut d’Etudes sur les Conflits et l’Action Humanitaire basé à Madrid. Pour plus d’informations : www.iecah.org

[2] Dans les différents tableaux, le violet correspond aux taux supérieurs au 2/3 (66%), le bleu aux taux entre 34 % et 66 %, et enfin le blanc à ceux inférieurs à 33 %. Nous entendons par « Organe de gouvernance » : les membres de la direction et du Conseil d’Administration pour les ONG ; les élus et responsables techniques en charge de ces dossiers pour les organes de Coopération Décentralisée.

Pierre Brunet


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